Un blog pour rêver les pieds dans l’eau

cure-des-reins.jpgJ’ai décidé de changer de médecin: le mien me tape sur les nerfs; il pratique ouvertement le sur booking, un patient toutes les 10 minutes s’il vous plait, il ne vous regarde jamais dans les yeux, parce qu’il ales siens rivés sur son ordinateur. Toutes mes données, mes maladies, mes souffles au cœur, diabète , analyses de sang , d’urine et j’en passe, tout est dans l’ordinateur du médecin. Tout. Sauf mon âme. Et un bon médecin, que je sache, doit vous regarder dans les yeux, histoire de communiquer. On devrait envoyer un coach chez tous ces médecins obsédés par leur Windows Vista, leur imprimante Hp, leur mouse optique qui brilla la nuit et j’en passe.

J’ai changé de médecin. C’est une femme. Bien. La cinquantaine. Bon pour l’expérience. Discrète. Très beau bureau en acajou, très beau plumier pour écrire. Là je tique: elle a un stylo? Donc elle écrit. Oui, elle écrit manuellement, avec sa main droite, comme avant quoi. Elle me fait elle même la fiche de première visite, je n’en crois pas mes œils (je fais des fautes d’orthographe quand je suis émue). Elle me bombarde de questions, c’est normal. Je réponds sagement. Elle m’ausculte, me prends la tension, bref, tout est normal.

Je sors de la consultation, toute contente. J’ai trouvé un bon médecin. Mais je n’arrive pas à savoir pourquoi.

je m’offre un énorme croissant au chocolat et pendant que je me gave d’insuline, je comprends : cette docteure est bien car elle n’a pas d’ordinateur.

mars 30th, 2010 at 8:04  |  Réagir | Permalink

1233489236.jpgJe me suis faite virer de mon job l’année dernière avec l’excuse de la crise.Dehors, in the street, à 46 ans.J’ai touché mes allocations chomages et puis le robinet s’est fermé. Graca ànotre bon ami Zapatero (je vis en Espagne,n’oublions point) j’ai le droit à un prolongement agonique de ma prestation (424 euros, jem’etrange d’émotion…).Mais, cette prestation étant exeptionnelle, je dois me justifier et m’excuser bien bas pour avoir l’effronterie de demander une telle aumone: traduction , je dois me rendre à l’ANPE régulièrement pour justifier mes efforts et je dois notemment,en prime, merendre à la fondation ADECCO.

Je prends donc rendez-vous et jesuis reúe par ue minette de 22 ans qui pourrait être ma fille. Je pensais avoir tout vu avec les zouaves de lANPE mais fi.En fait, cette demoiselle m’apprend qu’à plus de 4 ans, je ne suis plus qu’un déchet pour l’humanité. En d’autres paroles,non moins blessantes, je vous l’assure, elemedit que je fais partie d’un collectif d’exclus sociaux, au même titre que les alcooloques, les psortifs de haut niveau qui ne savent plus quoi faire dans a vie, les hndicapés moteurs et psychiques, les femmes battues qui cherchent à se reínsérer dans la scité et j’en passe.

Sauf que moi, je ne bois pas, je hais le sport,jenesuis pas en chaise roulante, je ne suis pas retardéementale, masi s’il le faut,je peux tout faire pour toucher ces malheureueuses 424 euros. Même me mettre un nez rouge.

février 14th, 2010 at 1:17  |  Réagir | Permalink

tom7xf5.jpg Ça fait des mois que je n’écris pas. Des mois que j’ai laissé tombé mon blog, comme ça, comme un chien, sans même lui dire un mot d’excuse. J’ai écrit dans un autre blog, le presque professionnel, celui que tout le monde lit, celui où je reçois des commentaires, celui qui me fait sentir importante. Quelle greluche! C’est celui là, mon blog, le vrai. D’abord par ce que j’écris en français, dans l’autre, la langue des barbares (lire les espagnols). Ici je colle mes pensées profondes et superficielles, juste pour rire, mais c’est vraiment moi. Alors, quand j’ai eu la panne totale d’inspiration, j’ai fermé le blog number one. Et j’ai recherche celui c-i pendant des mois. je vous jure, je ne le retrouvais pas: je le cherchais dans wordpress, alors que c’est dans blog vie que flottait les restes de mon petit blog français. Et je l’ai retrouvé, enfin.

Je lui demande pardon à mon petit blog, du fond de mon âme. Nous allons reprendre la route ensemble, car ici, je peux exprimer toutes les cingleries qui me passent par la tête.

En attendant d’avoir le courage d’écrire le roman du siècle.

février 11th, 2010 at 8:44  |  Réagir | Permalink

 lavoir_11952433912.jpg

Je reviens de vacances. Donc, automatiquement vous regardez la photo qui illustre ce magnifique blog et vous vous frottez les yeux. Est ce que je vois bien clair? Vous demandez-vous. Oui. C’est bien un lavoir , l’image qui illustre mes vacances.

Pourtant, je suis bel et bien partie. A la montagne, pas loin d’Andorre, dans un appartement , type chalet. En bois. Un endroit pour faire des excursions. Avé la piscine. La cuisine. Le restaurant et le bar et le supermarché pour ravitailler le front. Tout quoi. Tout? Non. Presque tout. Il n’y avait pas de machines à laver. Bon, si. Mais en bas, au rez-de-chaussée. Vous imaginez le topo. Descendre avec sa bassine débordante de linge sale, buerk… et ensuite vous vous rendez compte avec stupeur et tremblements convulsifs, qu’il n’y QU’UNE SEULE machine (excusez-moi, les nerfs me lâchent et j’élève la voix). Donc, une machine et une sécheuse pour TOUS les appartements. Le cauchemar. J’ai essayé deux fois d’avoir une machine libre et ben non, elle tournait la machine, pour une autre, comme une grande et pas moyen de savoir s’il restait 10 ou 35 minutes. Là troisième fois, à l’heure du repas, je me suis dit que c’était bon et que pendant que tous les carnivores sont à table, je vais pouvoir remplir the machine. Non Je vois une blonde triste  :

-Vous attendez ?

-Moui, me dit elle d’un air las.

Elle faisait la queue pour me prendre ma machine, la garce! Et elle était accompagnée de 10 kilos de draps. Donc, je compris rapidement la raison de sa tristesse.

Je suis remontée avé ma bassine et mon linge puant. Je me suis assise. J’ai réfléchi (dur quand il fait 32 degrés à l’ombre) et j’ai pensé au lavoir. Je pris la décision héroïque de laver tout le linge à la main. Dans la baignoire. Après tout, ce n’est pas si difficile. Ben si. La baignoire n’avait pas de bouchon. Donc j’ai du répartir tout le linge crade entre la bassine , l’évier de la cuisine et le lavabo de la salle de bain. Et j’ai lavé en faisant le tour.

J’ai laissé reposer. J’ai lavé et rincer. Et essoré à la main.

Je vous jure que c’est vrai.

Donc, en honneur à nos grand-mères qui lavaient tout le linge à la main, je laisse cette image pour illustrer le thème de mes vacances.

Je vais aller pleurer un coup et je reviens.

 

août 15th, 2009 at 8:28  |  Réagir | Permalink

 chat-colere-400344.jpg

Oui je l’avoue, je suis de mauvaise humeur, de mauvais poil, d’une humeur de cochon. Je crois que tous les animaux de la ferme ne tiendraient pas, tellement mon ire est importante.

Je suis allée à l’ANPE hier, car je ne suis plus une chômeuse, non, je suis une chômeuse sans prestation. Je sais que l’on peut demander un rallongement de la peine, pardon, de l’allocation alors finalement je me suis traîner à la force devant les fonctionnaires (espagnols, attention) de ce bureau des malheureux-qui-ne-travaillent-même-pas. La fonctionnaire me fait comprendre que si, que j’avais le droit et que j’ai donc perdu 3 mois de prestations.

Peste, diantre, bouffe, penses- je en moi même. Elle examine mes papiers et me dit que vu le salaire de mon mari est supérieur à 2000 euros bruts par mois, je n’ai le droit à rien. Même avec deux enfants. J’en déduis que j’ai le droit à une allocation si mon mari est un pauvre smicard. Sinon, que dalle.

C’est à hurler.

Je ne m’en sors pas même avec le-super-salaire-de-mon-mari et le gouvernement de Zapatero ne m’offre rien. Fin de chômage. Pas de droit. Avec deux gosses.

Je suis de telle mauvaise humeur que je ne vais pas retourner à ce bureau de l’ANPE avant lundi prochain. J’ai besoin de me préparer pour ça. Pour ne pas tuer quelqu’un au passage. Le pire c’est que la seule option qui me reste c’est de demander une allocation pour moi toute seule, sans mari, sans enfants (sans charges) de 6 mois. Moins 3 pour ne pas l’avoir demandée avant. Parce que je ne le savais pas. Et que au pire, lundi, on me dira que je n’y pas la droit non plus.

Alors je demanderai le rallongement pour mon chat, ça marchera peut-être?

PS: je n’ai pas de chat.

 

juillet 23rd, 2009 at 10:55  |  Réagir | Permalink

woody_allen_2006.jpg

Ignasi donc.

50 ans, physique à la Woody Allen, mais je m’en fiche. Il m’intéresse depuis le premier jour où je l’ai vu à l’atelier. C’était un jour de lecture de textes et nous étions 4 chats perdus avec Daniel le prof. Je me suis dis enfin un type intéressant dans ce groupe de fous. E je crois que lui aussi, ce même jour, il m’a remarquée. On s’est connus virtuellement par le blog de l’école où l’on commentait et critiquait les textes de tout le monde. Et j’adore ce qu’il écrit et Ignasi commentait beaucoup mes textes. Donc on s’est reconnus in visu. A partir de là, il rentrait dans mon blog et je rentrais dans le sien. Les commentaires étaient souvent malicieux et ironiques. Jusqu’à ce qu’il m’écrive dans un mail personnel:

-J’ai envie de voir tes yeux verts.

Là j’ai prix le dessus et je lui ai renvoyé un courrier en lui demandant:

-Comment dois-je le prendre?

Mais il m’a répondu par une pirouette, le lâche.

Il a continué en allant encore plus loin. Dans deux de ses textes publiés dans le blog de l’école, donc lu par des centaines d’élèves il a fait référence à des femmes aux yeux verts. Mon amie Judith était pliée en deux. J’ai donc pris le taureau par les cornes et j’ai demandé par mail à mon woody allen de service:

-J’aimerais beaucoup que tu m’invites à prendre un café.

Chose dite, chose faite. Nous nous sommes vus.

Un vendredi soir vers 22h 30.

Super soirée, il m’a ramenée en voiture devant chez moi vers minuit. J’étais aux anges. Il m’a même demandée si j’étais mariée ou séparée. Bon signe.

Quelques jours plus tard, en lisant son blog je lis un commentaire très stupide sur un de ses textes: je donne une réponse très sarcastique à l’imbécile anonyme.

Réponse le lendemain sur mon courrier personnel: le commentaire stupide était écrit par sa femme…..

L’ennui chez les hommes mariés c’est qu’ils ne le disent pas. Qu’ils sont mariés.

 

juillet 14th, 2009 at 10:11  |  Réagir | Permalink

Je reprends mes divagations amoureuses.Je m’étais arrêtée au chilien qui a disparu dans les airs.
C’est la première fois que je me sens rejetée, ça fait mal. Et c’est qu’on se rend compte qu’on ne saura jamais pourquoi. Il ne viendra jamais me dire:

-Ecoute, t’es mignonne  mais tu ne me plais pas parce que gna gna gna et aussi parce que bla blab.. Vous imaginez le topo?

Donc on se fait des éculubrations mentales ,on invente des pourquoi et des parce que, on a un bout de possibilité de quelque chose et on rallonge la sauce jusqu’à inventer une histoire abracadabante à laquelle on croit dur comme faire. Et la copine aussi. La copine avale tout ce qu’on lui donne et comme elle n’a pas de références, elle gobe.Et je vous assure que ça, c’est désagréable. Quand c’est nous qui lâchons le bonhomme, on fait pareil: pas d’explications. Un mensonge rapide, mal emballé et le tour est joué.Là , pas de mensonge, même pas d’emballage, rien. Ouf…

Le deuxième homme que j’ai connu à l’atelier d’écriture était quelqu’un de bien. Du moins en apparence. J’ai résussi à le voir trois fois, c’est pas mal. Ignasi, le directeur créatif.Mais pour vous le raconter, j’ai besoin de prendre mon temps. A suivre…

juillet 13th, 2009 at 12:12  |  Réagir | Permalink

 table_basse_marocaine.jpg

Je sais que je vous mis en appétit en vous parlant de mon adorable chilien, mais aujourd’hui je vais faire une parenthèse dans ma vie amoureuse car il y a un évenement très important aujourd’hui: j’ai une table. Oui, vous avez bien lu:uneu tableu. Toute simple avec la chaise à roulettes style-homme-d’affaires-très-occupé. Il faut vous dire que depuis j’ai déménagé dans un appartement trois fois plus grand que le précédent,il me manque des muebles. De base. Come une table pour travailler. Je n’aime pas les bureaux, mais j’adore les tables. Alors depuis des mois, je travaille n’importe comment dans les endroits les plus fous: sur le lit (taille deux personnes, je peux répandre tous mes papelards), sur la table basse du salon (aïe pour le dos, bonjour les mauvaises postures) et sinon, je pique le bureau de ma fille quand elle n’est pas là. Du coup je persème mes papiers à tous les vents, mes brouillons, mes textes, mes corrections, les papiers du consulat, les inscriptions des enfants , mes feuilles de chômeuse qui ne touche plus d’alloc, etc….

Fini tou ça, j’ai une table. Noire, belle, fine, racée avec deux pieds. Je vais enfin me sentir importante. J’ai tout: la lampette, la prise pour charger la batterie du portable, le petit pot pour les crayons, les agrafes, le quartz qui porte chance. Il ne manque plus que la photo des enfants et je me sentirai comme au bureau. Car maintenant je suis free lance, autonome. Plus de chef, plus de collègues insuportables, plus de longues heures de transports pour arriver morte au bureau et morte à la maison. Bref, j’ai une table,ergo sum.

juillet 11th, 2009 at 8:37  |  Réagir | Permalink

ecole.jpg

Comme le chantait Sheila dans les années de la préhistoire, the school is finished.

Je me suis inscrite en octobre et je viens de terminer en juin. 9 mois. Une gestation.

Le premier trimestre j’étais toute contente, j’avais eu le courage de venir m’inscrire, après le boulot ça tenait vraiment de la mission impossible: je me levais à 6 heures du matin, j’arrivais à 18 heures à  Barcelone et je reprenais 13 stations de métro pour arriver à l’autre bout de la ville pour ce petit atelier d’écriture créative.

Le premier trimestre j’étais euphorique, le deuxième j’etais sur la pente avec des restes d’espoir et le troisième trimestre j’ai plongé dans l’ennui le plus total. Et la solitude. Par contre au niveau de l’ecriture , ça m’a boostée  au maximum, j’ai écrit un receuil complet de nouvelles , et je vais être publiée, mais ça je vous le raconterai plus tard en détails.

Le premier trimestre , donc ,la joie. Daniel très bon professeur, le côté bohème de l’ecole n’était pas pour me déplaire et puis, Alvaro. Le dernier jour de cours. Chilien. 35 ans à peu près et qui a tout fait , sans que je ne m’en rende compte, pour me parler. Et nous avons parlé. Deux heures,une heure en classe quand tout le monde était parti et une heure au bar du théâtre “Teatreneu”. Le bonjeur. Moi qui suis seule, sans homme et pas beaucoup d’espoir, j’en avais un là, tout près de moi, très afectueux et adorable.Et puis, plouf, il s’est envolé, je ne l’ai plusjamais revu. On avait pris rendez-vous après les fêtes de Noël, en cours. Il n’est jamais revenu. Et vous savez pourquoi? Moi non plus.

juillet 10th, 2009 at 8:29  |  Réagir | Permalink

 mojito.jpg

Eh oui, après la belle blonde, la jolie rousse, il y a belle et bien une petite brune. Judith ma compagne des lundis, Judith et les mojitos que l’on se prend au “Châtelet”, Judith et les fous rires en pleine classe. Cette demoiselle, que je connais depuis janvier 2009 a 27 ans, est d’origine sévillane et d’éducation catalane. Elle a une licence en pédagogieet travaille à l’Université à distance de Barcelone (promis juré je m’inscris un de ses 4 ). Elle a donc 20 ans de moins que moi ce qui fait que là, je viens de faire une grosse boulette:révéler mon âge. Bon. Zut. Vous ne le répetez à personne, soyez mignons. Merci. J’ai donc une amie qui pourrait être ma fille, d’ailleurs je sens que la plupart du temps, elle me confie ses états d’âme car elle sait que je vais:

1.l’écouter

2. l’écouter en me taisant

3. lui donner mon avis

4. ne pas me moquer d’elle

5. savoir me taire.

Toutes ces jolies choses que personne ne fait et que j’ai appris à dominer avé le temps (accent marseillais).

Et ce qu’elle m’a révélé  il y a tout  juste un mois c’est:

-elle est amoureuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuse de Daniel. Totalement. Raidement. Absolument.Et pas lui. Mais ça elle ne veut pas le savoir.

Ce qui est extraordinaire chez Judith c’est que , je crois, devant de telles situations, une femme normale abandonne. Elle pas.

-situtation de posage de lapin notoire.(lui pas venir au rendez-vous)

-aucun contact physique en général.

-embrassage fougeux public de la jolie rousse (mentionné dans le chapitre antérieur)

Judith me déroute, pourquoi refuse-t-elle de comprendre que Daniel l’apprécie mais qu’ IL SORT AVEC UNE AUTRE!

Je vais donc éviter les prochains appels de cette jeune amie car je crois que je ne pourrai pas résister à cette folie érotomane de femme qui dit: “il m’aime j’en suis sûre” pendant que le monsieur en question en embrasse une autre.

Otro mojito por favor!

juillet 9th, 2009 at 4:51  |  Réagir | Permalink


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